Concours de mascottes. ( Cet article ne représente que l’opinion de son auteur et pas celui du studio JDO-Univers )

Nous avons organisé entre les membres impliqués dans la création du Webzine Contes des Confins un concours de mascotte. Sur un grand nombre de mascottes proposées, les cinq meilleures se retrouvant en final sont présentes sur la page de cet article, bien sûr, ceux d’entre vous qui nous suivent sur les réseaux sociaux savent parfaitement quelle est celle qui a remporté le plus de voix au moment du vote.

Les seules consignes qui régissaient le concours étaient simple : la mascotte se doit d’incarner au mieux la vision de l’artiste de l’esprit Pulp. Certaines mascottes n’ont cependant pas manqué de déclencher un débat au sein de l’ensemble de l’équipe de rédaction. Une voix c’est élevé pour exprimer son rejet de l’objectification de la femme.

Il est évident qu’au début du XXéme siècle, alors que naissait la culture Pulp, la femme était régulièrement utilisée sur les couvertures, dévoilant un sein ou son corps entier pour attirer le regard du curieux dans les kiosques, à juste titre. Aujourd’hui, après un siècle d’évolution de te révolution dans les mœurs, dans nos façons de consommer les nombreux divertissements à notre disposition, l’image de la femme a fortement évolué. Bien sûr il reste des progrès à faire dans ce domaine comme dans tant d’autre, certains stéréotypes doivent également être plus complexe, une femme, héroïne, peut être aussi bien la femme guerrière, que la mère, que la femme et/ou ne pas être sexy. Généralement lorsque le ce rôle est attribué dans différents médiums, la femme est incomplète, paradoxalement, cette caractérisation est restrictive et bride la profondeur et la complexité du personnage.

Il est intéressant de constater que pour diversifier les personnages féminins et modifié la place de la femme, celle-ci est finalement plus restrictive et de facto, ils manquent de profondeur, relief et intérêt.

Ceci dit, certaines mascottes proposées pour le webzine mettent en scène des femmes plus ou moins vêtues. Elles ne sont pas en détresses, elles prennent le contrôle de leur destin et ça sans équivoque, « Hachoir-girl » ne semble être ni une victime, ni une princesse, elle prend définitivement le contrôle de son image et de son destin. Elle fume, choisi de se montrée dans cette tenue négligé, cigarette à la bouche et surtout, le hachoir semble signifier que si vous choisissez d’en faire votre proie, vous prenez le risque de finir découper en tranches.

Une femme peut être présente sur une image, ce personnage n’est pas forcément dans la victimisation ou la sexualisation, « Hachoir-girl » pourrait être le symbole d’un cap enfin franchi, si ce personnage avait été dessiné avec des attributs masculin, aucune voix se seraient opposées à lui pour « hyper-sexualisations », « objectification » et ce genre de chose alors que ce combat, non pas en opposition à l’image de la femme, mais qui peut en être le corollaire, le juste dépendant, l’image de l’homme, la brute, le méchant, le héros, n’aurai pas lieu.

Ces réflexions, directement issues du débat qui a eu lieu entre les membres de l’équipe sont simplement des pistes de réflexion évoquées ici et n’engageant que mon avis personnel, je ne prétends détenir aucune vérité universelle mais simplement un point de vue qui m’est propre. Je vous invite à en débattre raisonnablement dans les commentaires dans le respect de l’autre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *